Le vendredi 16 novembre 2018

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Johanne Fournier

Johanne Fournier

Johanne Fournier

  • Matane
    Matane (Quebec)

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Johanne Fournier : d’abord cinéaste

Originaire de Matane, Johanne Fournier fait des études à l’École nationale de théâtre du Canada et pratique le métier de comédienne pendant quelques années avant de passer derrière la caméra. En l980,  elle croise le chemin de Vidéo Femmes, à Québec, et participe à la création d’une trentaine d’œuvres documentaire, d’essai ou de fiction comme scénariste, réalisatrice et monteuse dont La violence ordinaire (l981), Le sourire d’une parfumeuse (l986), Montagnaises de parole (l992) et Ceux qui restent (l995)

Revenue vivre à Matane en l997, elle tourne Larguer les amarres (l999), Poissons (collage) ( 2004), Cabines (2007) et Le temps que prennent les bateaux (2011). La Cinémathèque québécoise présente en décembre 2017 ses films tournés en Gaspésie sous le titre Trois fois la mer, la trilogie du fleuve de Johanne Fournier. Cinéaste indépendante, elle entrecroise approche documentaire et recherche narrative. Ses oeuvres ont été présentées dans des festivals de cinéma ainsi qu’à la télévision et ont circulé en France, en Italie et au Japon. Elle a reçu le Prix à la création artistique du Conseil des arts et des lettres du Québec en 2007. 

Présidente du centre d’artistes Espace F de 2013 à 2015, elle y propose en 2013 une installation photographique intitulée Boîtes de mon père, #1 à 22  dans le cadre de la mission photographique Québec décapé. Leméac éditeur a publié son premier livre au printemps 2017, Tout doit partir, qui remporte la même année le prix Jovette-Bernier du Salon du livre de Rimouski et fait partie de la sélection officielle des Rendez-vous du premier roman.

 Extrait:

La rivière craque, l’eau sort de partout. Le voisin dit: «La rivière a renversé.» C’est joli. Comme ça, c’est nous qui sommes débordés. Les colibris sont dans le jus rouge, les chevreuils au bord de l’eau, les canards dans la cour, le linge sur la corde. Tout va. Tout fait semblant que tout va.

Crédit photo (de l'artiste) : Mathieu Savoie