Photo d'archive: Victor Sirois Pays de brumes, de soleil et de visions, Matane est avant tout un pays de mer dont le « havre de barre de basse mer », comme le décrivait Champlain, est à l'origine même de son développement économique. Dès 1506, marins et pêcheurs de Saint-Malo, de Dieppe, de Honfleur, de Rouen et de La Rochelle fréquentaient la côte gaspésienne. Dès le début de XVIIe siècle jusqu'à 1616, les marchands de La Rochelle font la traite des fourrures à Matane. Il sont alors les premiers européens à y passer l'hiver.
En 1677, le Roi de France accorde la Seigneurie de Matane au Sieur Mathieu D'Amours de Chauffours. À partir de 1781, sous le régime anglais, les seigneurs Donald McKinnon, Simon Fraser, Jane McCallum et Dugald Fraser lui succèdent jusqu'en 1854. Pendant la même période, les activités de cabotage entre Matane, Gaspé et Québec s'intensifient.

Photo d'archive: Gilles Gagné
Voix GaspésiennePuis, dans la dernière moitié du XIXe siècle on fabrique à Matane des rouleaux, fuseaux et bobines de bois qu'on exporte en Europe. L'avènement du XXe siècle confère à Matane les attributs de la modernité industrielle avec la mise en service du chemin de fer et la construction d'un véritable port de mer dans l'estuaire de la rivière.
Photo d'archive: Gilles Gagné
Voix Gaspésienne1937 voit Matane accéder au statut de ville. Après l'épisode de la Seconde Guerre mondiale, les marchands de Matane, s'inspirant du dynamisme ancestral des commerçants de Normandie et de Bretagne, intensifient leurs liens économiques et maritimes avec la côte nord du fleuve Saint-Laurent, pour finalement instituer en 1962 un service régulier de traversier pour les piétons et véhicules, puis en 1978, un traversier-rail.

Photo d'archive: Gilles Gagné
Voix Gaspésienne
À l'aube de l'an 2000, Matane est devenue la capitale industrielle de l'est du Québec. C'est toujours en se tournant vers la mer que ses dirigeants, à l'affût de nouveaux marchés, préparent son avenir.