
Matane est une ville maritime dont l'industrie doit beaucoup au fleuve omniprésent qu'on nomme ici la mer. Au port de Matane-sur-Mer se dressent un chantier naval et une usine de transformation de la crevette, la plus importante au Québec. L'unique traversier-rail en opération au Québec y trouve son point d'attache, tout comme le service de traversier routier reliant à la Gaspésie les autres régions touristiques de la Minganie, jusqu'à Charlevoix, sur la rive nord du Saint-Laurent. Carrefour de grandes voies terrestres et maritimes, Matane offre, pour cette raison, plusieurs types d'hébergement de qualité et autant de bonnes tables où la fameuse « crevette de Matane » est à l'honneur. Jadis point de repère pour les navigateurs, le vieux phare sert aujourd'hui aussi bien d'accueil et d'information touristique que de point d'observation panoramique d'où l'on peut voir les éoliennes de Saint-Ulric et la côte gaspésienne jusqu'au village de les Méchins.
Plus à l'est, le site du Barachois offre aux visiteurs un lieu privilégié pour des balades au bord de la mer, des randonnées en kayak de mer, des excursions en voilier à partir de la marina, des spectacles au théâtre d'été : le Centre d'art du Barachois et des couchers de soleil aux vives couleurs de la Gaspésie. C'est d'ailleurs au Complexe culturel Joseph-Rouleau où l'on peut admirer la collection La Couleur de la Gaspésie, constituée de cinquante tableaux dont le célèbre peintre Claude Picher, r.c.a., a fait don à la Ville en 1991.
Mais l'histoire de Matane c'est aussi l'histoire d'une des meilleures rivières à saumon du Québec et, fait unique, on y pêche le saumon au cœur du centre-ville.
Matane est un mot micmac signifiant
vivier de castor. Il n'est donc pas étonnant que Matane soit aussi une destination grande nature nichée à moins d'une heure du lac Matane au sud, des Jardins de Métis à l'ouest et du parc de la Gaspésie à l'est.